Martinique

Situation du CHU de Martinique

Communiqué de presse
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Des mesures exceptionnelles de l’Etat pour accompagner l’établissement
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L’Etat, via le Ministère des Solidarités et de la Santé, a décidé à la fin de l’année 2015 de mettre en place un suivi et un accompagnement exceptionnels du CHU Martinique, en raison du rôle structurant de cet établissement sur le territoire martiniquais.

Des financements de l’Assurance maladie ont été délégués, en vue de permettre à l’établissement d’assurer son fonctionnement et de réaliser  des opérations d’investissement. Ainsi, en 2017, l’Etat a accordé au CHU de Martinique un soutien à un niveau tout à fait incomparable avec les autres établissements de France, soit 104 M€ dont 93 M€ d’engagement national, et 11 M€ d’aide en trésorerie complémentaire, versés en fin d’année, pour réduire le délai de paiement des fournisseurs et éviter les ruptures d’approvisionnement.

Le niveau de cet accompagnement financier et dans le même temps l’aggravation du déficit dû à une organisation insuffisante des moyens ont justifié, en fin d’année 2017, la décision de mise sous administration provisoire. L’arrivée de 3 administrateurs provisoires en janvier 2018 a permis le déploiement de mesures permettant de maitriser la progression des dépenses, et l’engagement de réflexions sur des actions à mener pour réussir le redressement.

Cette démarche, dont les premiers effets se sont fait sentir dès le 1er trimestre, doit absolument se poursuivre, et il convient aujourd’hui d’accompagner l’établissement de manière opérationnelle et concrète dans la mise en œuvre d’un programme capable d’assainir durablement sa situation, de garantir la qualité des prises en charge de la population martiniquaise et de préserver la sécurité des installations en y consacrant des investissements estimés à 28 M€.

C’est tout l’enjeu du PLAN ANTILLES, déployé par le Ministère des Solidarités et de la Santé. Il assurera au CHUM un avenir auquel tout le monde croit.

Au-delà de cette mobilisation pour le CHU, l’ARS Martinique met en œuvre sur le territoire d’autres mesures inscrites dans le « Plan d’égalité d’accès aux soins », pour assurer à toute la population des soins de proximité et de qualité.                                                                                                                                                                                                  

Il s’agit de faciliter l’installation de nouveaux médecins dans les zones déficitaires en offre de soins, de développer les structures d’exercice coordonné ou encore de déployer les dispositifs de télémédecine.

Les grands axes du plan ont été présentés aux élus, lors de rencontres organisées dans le cadre de la préparation du nouveau Projet Régional de Santé de la Martinique (PRS), ou de la validation du nouveau zonage des médecins en Martinique. Un comité régional de pilotage chargé de suivre la bonne mise en place des actions sera installé début juillet 2018. Il comprendra des représentants des professions médicales et paramédicales, de l’administration, mais également des élus.

D’ores et déjà, plus d’une dizaine de contrats d’aide à l’installation ont été signés par des médecins. Le nouveau zonage publié en décembre 2017 a classé 29 des 34 communes de Martinique en « zone déficitaire », augmentant ainsi de façon sensible (+11) le nombre de communes éligibles aux aides à l’installation.

L’ARS travaille également, en lien avec ses partenaires, à la mise en place de consultations médicales avancées, au développement de protocoles de coopération entre médecins et paramédicaux, pour libérer du temps médical, notamment dans les communes les plus isolées.

Le Projet Régional de Santé de 2ème génération (PRS2), adopté dans les prochains jours pour la période 2018-2022, s’attache dans ses objectifs associant le CHUM, à répondre aux préoccupations de la population martiniquaise :

  • Renforcer la démographie des professionnels de santé, par sa participation à des actions visant l’amélioration de l’attractivité du territoire et des établissements de la région, au renforcement de l’offre de soins dans les territoires, et à l’accompagnement des jeunes aux métiers médicaux et paramédicaux ;
  • Participer à la veille, l’évaluation et la gestion des risques et des crises sanitaires ;
  • Améliorer l’accès à l’offre de santé et développer les soins de proximité en déployant notamment les outils numériques et la télémédecine ;
  • Contribuer à l’amélioration de 9 parcours prioritaires, notamment en ce qui concerne les femmes enceintes et les nouveaux nés,  les maladies chroniques, le cancer ou les personnes en situation de handicap. De nouveaux « outils » comme la Plateforme Territoriale d’Appui (PTA) ou encore le parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA) seront ainsi déployés.